• Jeudi 8 novembre: interview de Maxime

    Lisez l'interview de ce matin de l'organisation de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe : 
    Maxime Sorel : "On a vraiment envie de faire de la régate"
    https://www.routedurhum.com/fr/actualite/648

    "Comment ça va sur le Class40 V and B Officiel Vaincre la Mucoviscidose ?
    Ça ne se passe pas trop mal, c'était un peu dur hier, parce que j'ai cassé la cloison de pied de mât, ce qui m'a contraint à ralentir le bateau dans les vagues. La mer s'est un poil calmée cette nuit, mais elle redevient très formée ce matin. Et ça va être comme ça pendant 36 heures, je pense. Ensuite, ça va se calmer tranquillement en allant chercher l'anticyclone des Açores.

    Peux-tu nous en dire un peu plus sur la casse de ta cloison ? As-tu pu réparer ?
    En fait, c'est le pied de la cloison de mât qui est fissuré en deux, ce n'est pas vraiment réparable. La seule solution, c'est de ne pas trop tirer sur le mât, de ne pas le mettre en compression. Et pour ça, il faut mettre des petites voiles d'avant dès qu'il y a de la mer. Je ne peux pas faire de sauts de vagues comme je faisais au début, à tirer sur le bateau. Il faut vraiment prendre soin de lui le plus possible, ça me contraint à ralentir la cadence et à laisser passer ce gros temps. Et puis ensuite, on pourra tirer de nouveau sur le bateau quand il y aura moins de mer.

    Tu n'as pas du tout l'intention de t'arrêter ?
    Non, il n'y a pas vraiment d'intérêt. Je préfère y aller mollo dans les vagues et passé ce moment un peu rude, on remettra de la toile.

    Comment appréhendes-tu les heures à venir et notamment le coup de vent attendu pour demain ?
    Ça va arriver en début de nuit plutôt, il y a un front à passer qui va durer 5 heures et après, le vent va mollir tranquillement et ça devrait s'améliorer. Je ne pense pas que ce coup de vent soit plus fort que ceux qu'on a déjà eus, en tous cas, les fichiers ne le disent pas. La houle en revanche est vraiment énorme, je ne sais pas combien de mètres, mais il y a vraiment beaucoup de mer, les vagues arrivent de côté, on sent le bateau qui se fait un peu balayer par moments en crête de vague, il se couche un petit peu. J'espère juste que la mer ne va pas être plus démontée que ça, parce que ça craint un peu.

    Physiquement, comment te sens-tu, as-tu eu le temps de te reposer un peu ou est-ce compliqué dans ces conditions ?
    Les conditions sont rudes, je n'ai pas trop de table à carte et j'ai du mal à envoyer des mails à l'ordi, c'est dur, ça me fait mal à la tête. En fait dans mon malheur de cloison hier, le vent est un peu tombé, la mer s'est rangée un tout petit peu et j'ai pu manger, dormir un peu. De toute façon, il fallait que je ralentisse, donc je n'avais pas trop le choix. Je suis un compétiteur, je déteste ça, mais bon, c'est de la survie du bateau et du bonhomme qu'il s'agit, donc il n'y a pas le choix, il faut garder ce cap-là.

    On imagine que tu as hâte de sortir de ce système dépressionnaire qui balaie la flotte depuis le départ de Saint-Malo ?
    Oui, c'est un peu l'hécatombe, j'ai fait un imprime-écran de la situation de tous les bateaux hier, c'était un peu n'importe quoi, il y avait des bateaux dans tous les sens, dans le Nord dans le Sud, tout le monde essaie de s'en sortir comme il peut. En tous cas, on a vraiment envie que ça s'arrête et qu'on puisse redémarrer une course normale, faire de la régate plutôt que de la survie."
    [propos recueillis le 8-11 à 11H11]

     

    Malgré les avaries Maxime ne lâche rien et pointait à 13H45 en 9ème position  


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